Relu en septembre 2026
Faire prospecter, sans promettre un seul rendez-vous à l’avance
Externaliser sa prospection, c’est confier à un prestataire le ciblage, les appels, les courriels et la prise de rendez-vous. Le travail part ; la responsabilité de ce qui est dit en votre nom reste chez vous, et elle ne se négocie pas. Décrivez votre cible : un professionnel de la prospection vous propose un périmètre.

Un service de mise en relation
Le site ne passe aucun appel et n’envoie aucune campagne. Il décrit ce que la réglementation laisse à la charge de l’entreprise qui fait prospecter, et transmet votre demande à un professionnel de la prospection.
Chaque règle a sa source
Les textes cités renvoient à l’article qui les fixe, dans sa version en vigueur. Aucun taux de transformation affiché, aucun nombre de rendez-vous promis, aucun chiffre d’ambiance.
Relu en septembre 2026
Le régime du démarchage téléphonique a changé le 11 août 2026. Les textes ont été rouverts sur Légifrance et sur le site de la CNIL, avec leur date de version.
L’entonnoir : ce qui se fait, et ce qui se mesure
Une mission de prospection tient en quatre étages. Chacun consomme le précédent, et chacun se mesure autrement. C’est la seule façon honnête de parler de ce métier : dire ce qu’on compte, sans annoncer combien il en sortira.
Le fichier ciblé
Qui vous voulez toucher, entreprise par entreprise et fonction par fonction. Sans ce travail, tout ce qui suit s’use pour rien.
Ce qui se mesureLe nombre d’entreprises retenues, et la part pour laquelle on a un interlocuteur nommé.
Les contacts joints
Les tentatives qui aboutissent à une personne, au téléphone, par courriel ou par message professionnel.
Ce qui se mesureLa part de contacts effectivement joints, et par quel canal ils l’ont été.
Les conversations
Les échanges où la personne accepte de parler de son sujet. C’est là que se qualifie le besoin, pas avant.
Ce qui se mesureCe qui ressort : besoin reconnu, échéance, décideur identifié, ou refus et sa raison.
Les rendez-vous qualifiés
Ceux qui répondent aux critères écrits d’avance. Les autres ne sont pas des rendez-vous, ce sont des rendez-vous à refuser.
Ce qui se mesureLe nombre livré, et le nombre accepté par vos commerciaux. L’écart entre les deux est le vrai indicateur.
Aucun chiffre n’est affiché sur ces étages, et ce n’est pas une omission : le rapport entre deux étages dépend de votre secteur, de votre offre, de votre notoriété et de la qualité du fichier. Un prestataire qui l’annonce avant de connaître votre marché annonce une moyenne, pas une prévision.
« Le démarchage n’est-il pas interdit depuis août 2026 ? »
Ce qui a changé le 11 août 2026 concerne le consommateur. Il est désormais interdit de le démarcher par voie téléphonique sans son consentement préalable, et c’est au professionnel d’en apporter la preuve (art. L223-1 du code de la consommation, version en vigueur depuis le 11 août 2026) ; les articles qui portaient la liste d’opposition Bloctel sont abrogés (le chapitre s’intitule maintenant « Consentement au démarchage téléphonique »). Solliciter un professionnel sur un sujet en rapport avec sa fonction relève d’un autre régime : la CNIL le fonde sur l’intérêt légitime, lorsque l’objet de la sollicitation est en rapport avec la profession de la personne démarchée. Ce n’est donc ni interdit, ni libre. C’est encadré, et la page cadre de la prospection B2B déroule ce cadre texte par texte.
Ce qui se confie, ce qui vous reste
Ce que dit le texte, dans sa version en vigueur
« Il est interdit de démarcher par téléphone, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, un consommateur qui n’a pas exprimé préalablement son consentement à faire l’objet de prospections commerciales par ce moyen » (code de la consommation, art. L223-1, version du 11 août 2026).
La formule « ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte » est le point à retenir quand on externalise : elle vise le donneur d’ordre, pas seulement celui qui compose le numéro.
Ce texte ne concerne que la sollicitation d’un consommateur. Mais la logique qu’il installe vaut pour tout le reste : externaliser déplace le travail, pas la responsabilité. Côté données, c’est le même principe. Vous restez responsable du traitement, le prestataire est votre sous-traitant, et un contrat conforme à l’article 28 du RGPD doit fixer l’objet, les instructions, la confidentialité, la sécurité et ce qui se restitue ou se supprime en fin de mission.
En pratique, trois choses ne partent jamais. Ce qui se dit en votre nom : le prestataire parle comme vous, donc ce qu’il promet vous engage. Le fichier : à qui il appartient pendant et après la mission s’écrit avant de commencer, pas au moment de partir. Les obligations sur les données : informer les personnes quand le fichier ne vient pas d’elles, respecter une opposition, purger ce qui est trop ancien.
Le reste se découpe : construire ou nettoyer le fichier, identifier l’interlocuteur, passer les appels, écrire les séquences, qualifier, fixer le rendez-vous, le transmettre. Le bon découpage dépend de votre cible, de l’état de votre fichier et de ce que vos commerciaux font déjà. La page agence de prospection commerciale B2B détaille ce qu’une agence prend réellement en charge.

Trois canaux, un même prospect
Un dirigeant qu’on appelle le mardi et à qui on écrit le jeudi est la même personne. S’il reçoit deux messages qui s’ignorent, il n’a pas affaire à une campagne mais à deux listes qui tournent en parallèle. Le premier point à vérifier dans une proposition n’est donc pas combien de canaux sont couverts, mais s’ils partagent la même mémoire.
Le téléphone
Le canal le plus cher et le plus exigeant : on interrompt quelqu’un, il faut donc une raison en une phrase. C’est aussi le seul qui donne une réponse le jour même, y compris quand c’est non.
Le courriel
Il laisse une trace et se relit à froid. C’est le canal le plus encadré côté données : identité visible, objet en rapport avec le contenu, opposition praticable dans chaque message.
Le réseau professionnel
On arrive par un profil, pas par un numéro. L’entrée est plus douce, le rythme plus lent, et la frontière avec le message publicitaire y est moins nette qu’il n’y paraît.
L’ordre compte autant que le nombre, et il n’est pas le même selon qui vous visez. La page prospection multicanal pose les enchaînements, et la fiche dans quel ordre appeler, écrire, relancer détaille ce que chaque ordre coûte et rapporte.
Mis à jour le 12 septembre 2026
Faire prospecter en interne ou confier : ce qui change, et ce qui ne change pas
Les cinq premières lignes se négocient. Les trois dernières ne se négocient pas : elles vous désignent, quel que soit votre choix.
| Point | Prospection interne | Prospection confiée | Qui en répond |
|---|---|---|---|
| Qui appelle | Vos commerciaux, sur leur temps de vente | Une équipe dédiée chez le prestataire | Votre choix |
| Ce qui se paie | Des postes, et le temps qu’ils ne passent pas à vendre | Un périmètre contractuel, selon les variables du devis | Votre choix |
| Montée en charge | Limitée à l’effectif présent | Prévue au contrat, si elle y est écrite | Votre choix |
| Connaissance de votre offre | Acquise, immédiate | À transmettre, et à entretenir | Votre choix |
| À qui reste le fichier | À vous | À écrire noir sur blanc avant de commencer | Votre choix |
| Responsable du traitement des données | Vous | Vous ; le prestataire est sous-traitant au sens de l’article 28 du RGPD | Vous |
| Preuve du consentement, quand elle est exigée | À votre charge | À votre charge, même si un tiers appelle pour votre compte | Vous |
| Information des personnes d’un fichier acheté | À votre charge | À votre charge dans un délai d’un mois | Vous |
Ce qu’est un rendez-vous qualifié, et qui le décide
C’est le mot le plus utilisé de cette niche, et le plus vide quand personne ne l’a défini. Un rendez-vous qualifié n’existe que si ses critères sont écrits avant la première campagne. Sans eux, le prestataire livre ce qu’il estime être un rendez-vous, vos commerciaux refusent ce qu’ils estiment ne pas en être, et les deux parties comptent différemment jusqu’à la fin du contrat.

- Qui est en face. La fonction, et surtout le pouvoir de décision ou de recommandation. « Un responsable » ne veut rien dire ; « la personne qui signe » ou « celle qui rédige le cahier des charges » veut dire quelque chose.
- Ce qui a été reconnu. Un besoin exprimé par l’interlocuteur, pas déduit par l’appelant. La nuance décide de la moitié des litiges de fin de mission.
- L’échéance. Un projet à trois mois et un projet « un jour peut-être » ne se facturent pas pareil, et ne se travaillent pas pareil.
- Le motif d’acceptation. Pourquoi cette personne a dit oui. C’est l’information la plus utile pour le commercial qui arrivera, et la première qu’on oublie de transmettre.
- Le droit de refus. À quelles conditions vous pouvez refuser un rendez-vous livré, sous quel délai, et ce qui se passe alors. Sans cette clause, les critères ne sont qu’un vœu.
La page prise de rendez-vous qualifiés reprend ces cinq points un par un, et la fiche fixer les critères du rendez-vous propose la forme écrite à poser avant de signer.
Ce qui doit se brancher chez vous
Un prestataire ne peut pas prospecter à partir de rien. Avant de parler de volume ou de prix, il faut savoir ce qu’il verra, où il écrira et ce qu’il n’a pas le droit de toucher. Quatre points reviennent dans toutes les mises en route, et ce sont eux qui décalent un démarrage quand ils ont été oubliés.
Aucun de ces points n’exige de changer d’outil. Ils exigent un accès, un format et une personne nommée de chaque côté. Une proposition qui n’en parle pas les reporte au premier mois, c’est-à-dire au moment où la campagne devrait déjà tourner.
Trois façons de facturer, trois façons de porter le risque
Les modèles de facturation de cette niche se présentent souvent comme des options de confort. Ce sont en réalité trois répartitions du risque, et c’est ainsi qu’il faut les lire.
Au rendez-vous
Le prestataire porte le risque : il n’est payé que sur ce qu’il livre. En contrepartie, il choisira les cibles les plus faciles à convertir, qui ne sont pas toujours celles qui vous intéressent, et le litige se déplace sur la définition du rendez-vous.
Au forfait
Le risque se partage : un périmètre, une durée, un montant. C’est le modèle qui permet de travailler une cible difficile, parce que le prestataire n’a pas besoin de rentabiliser chaque appel. Encore faut-il que le périmètre soit décrit précisément.
À la journée
Vous portez le risque et vous gardez la main : vous achetez du temps de travail, vous décidez où il va. C’est le modèle le plus transparent et le plus exigeant, parce qu’il vous demande de piloter.
Aucun de ces modèles n’est meilleur en soi, et ce site n’affiche aucun montant : il n’existe aucun barème public dans ce métier. La page ce qui fait varier le prix liste les variables qu’un devis reconstitue, et la fiche au rendez-vous, au forfait, à la journée compare les trois clause par clause.
Ce qui a changé le 11 août 2026
Jours, horaires et fréquence, quand l’appelé est un consommateur
« La sollicitation d’un consommateur par voie téléphonique à des fins de prospection commerciale […] n’est autorisée d’une part que du lundi au vendredi, sauf lorsque ces jours sont fériés […], et d’autre part seulement de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 20 heures, ces heures correspondant à celles du fuseau horaire du consommateur. Il est interdit à un même professionnel, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, de démarcher ou de tenter de démarcher téléphoniquement un même consommateur plus de quatre fois au cours d’une période de trente jours calendaires » (code de la consommation, art. D223-9, version du 11 août 2026).
Deux régimes coexistent désormais, et les confondre coûte cher dans les deux sens. Vers un consommateur, le consentement préalable est la règle et sa preuve vous incombe. Vers un professionnel, sur un sujet en rapport avec sa fonction, la CNIL retient l’intérêt légitime, ce qui suppose que la personne ait été informée et puisse s’opposer simplement.
Une précision utile, parce qu’elle surprend : une adresse professionnelle nominative désigne une personne physique, donc une donnée personnelle. Seules les adresses génériques d’entreprise échappent à ce régime, parce qu’elles concernent une personne morale.
Enfin, le droit de s’opposer à la prospection ne se discute pas : l’article 21 du RGPD permet à toute personne de s’y opposer à tout moment, sans avoir à se justifier. C’est le seul droit d’opposition qui ne se met pas en balance.
Tout cela est déroulé, texte par texte et avec la date de version de chacun, sur la page cadre de la prospection B2B.
Selon votre situation
Une entreprise dont les commerciaux ne prospectent plus et une entreprise qui lance une offre sur un marché qu’elle ne connaît pas n’achètent pas la même chose. Trois situations reviennent souvent, chacune avec sa page.
Comment se passe la mise en relation
Vous décrivez votre cible
Ce que vous vendez, à qui, et ce que vos commerciaux font aujourd’hui. Deux champs suffisent pour commencer.
La demande est qualifiée
Des rendez-vous, une campagne multicanal, un renfort d’équipe ou un fichier à construire : ce ne sont pas les mêmes interlocuteurs.
Un seul professionnel vous répond
Il reprend ce que vous avez décrit et propose un périmètre écrit. Vos coordonnées ne partent pas vers une liste de prestataires.
Vous comparez avant de signer
Les critères de qualification, le modèle de facturation, à qui appartient le fichier à la fin : tout cela se lit avant le premier appel, pas après.
Ce que porte le premier échange
Le premier échange avec le professionnel de la prospection porte sur des éléments concrets. Les avoir sous la main fait gagner un aller-retour.
- Ce que vous vendez, et à qui : secteur, taille d’entreprise, fonction visée.
- Ce que vos commerciaux font aujourd’hui de leur temps, et ce qu’ils ne font plus.
- L’état de votre fichier : inexistant, ancien, partiel, ou à jour.
- Les comptes à exclure : clients en cours, partenaires, refus récents.
- Ce que vous appelez un rendez-vous qualifié, même en une phrase imparfaite.
- La date à laquelle vous voulez que ça tourne, et ce qui se passe si elle glisse.
Questions fréquentes
Le démarchage téléphonique est-il interdit depuis le 11 août 2026 ?
Bloctel existe-t-il encore ?
Qui est responsable si le prestataire ne respecte pas les règles ?
Puis-je utiliser un fichier de prospection acheté ?
Combien coûte une prospection commerciale externalisée ?
Combien de rendez-vous peut-on espérer ?
À qui appartient le fichier à la fin de la mission ?
Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes vérifiés en septembre 2026.
Votre cible, votre périmètre
Décrivez ce que vous vendez, à qui, et ce que vos commerciaux font aujourd’hui. La demande part vers un seul professionnel de la prospection, qui vous répond par écrit.