Relu en septembre 2026
Ce qui fait varier le prix d’une prospection externalisée
Aucun barème public n’existe dans ce métier, et ce site n’en invente pas. Ce qu’on peut faire en revanche, c’est lister les variables qu’un devis reconstitue, et montrer comment les trois modèles de facturation déplacent le risque. Avec cela, une proposition se compare.

Un service de mise en relation
Le site ne passe aucun appel et n’envoie aucune campagne. Il décrit ce que la réglementation laisse à la charge de l’entreprise qui fait prospecter, et transmet votre demande à un professionnel de la prospection.
Chaque règle a sa source
Les textes cités renvoient à l’article qui les fixe, dans sa version en vigueur. Aucun taux de transformation affiché, aucun nombre de rendez-vous promis, aucun chiffre d’ambiance.
Relu en septembre 2026
Le régime du démarchage téléphonique a changé le 11 août 2026. Les textes ont été rouverts sur Légifrance et sur le site de la CNIL, avec leur date de version.
« Donnez-moi au moins un ordre de grandeur »
Non, et voici pourquoi ce refus est une information et pas une esquive. Un prix de prospection dépend d’abord de la difficulté d’accès au décideur, qui varie d’un facteur considérable entre un artisan joignable directement et un acheteur de grand compte protégé par trois filtres. Il dépend ensuite de l’état du fichier de départ : construire une cible coûte plus cher que travailler une liste propre. Publier une fourchette reviendrait à moyenner des missions qui n’ont rien de commun, et cette moyenne servirait surtout à vous faire accepter un devis sans le comprendre. Ce qui est utile, c’est la liste des variables ci-dessous : elle permet de demander à deux prestataires de chiffrer la même chose.
Les neuf variables d’un devis
Elles se posent dans cet ordre, parce que chacune conditionne les suivantes. La première d’entre elles a sa propre page : la construction du fichier.

- La taille et l’état du fichier de départ. Aucune liste, une liste ancienne, ou un fichier à jour avec des interlocuteurs nommés : trois points de départ, trois charges de travail.
- La difficulté d’accès au décideur. Combien de filtres entre l’appel et la personne qui décide. C’est la variable qui pèse le plus, et celle qu’on oublie de poser.
- Les canaux mobilisés. Un seul canal coûte moins et donne moins. Trois canaux coordonnés coûtent plus qu’un seul, mais moins que trois canaux menés séparément.
- Le volume de contacts visé. Combien d’entreprises doivent être travaillées sur la période, ce qui n’est pas le nombre de tentatives.
- Les critères de qualification exigés. Des critères stricts réduisent le nombre de rendez-vous livrés et augmentent le travail par rendez-vous. C’est un arbitrage, pas une économie.
- La technicité de l’offre. Ce que l’appelant doit comprendre pour tenir trois minutes de conversation crédible. Une offre technique demande une formation, donc du temps non facturable en appels.
- La durée de la mission. Une mission courte paie sa mise en route sur peu de semaines ; une mission longue l’amortit, mais engage davantage.
- L’exclusivité sectorielle. Interdire au prestataire de travailler pour un concurrent sur la même cible a une valeur, et elle se paie.
- Le modèle de facturation. Il ne change pas le coût du travail, il change qui porte le risque : voir ci-dessous.
Trois modèles, trois répartitions du risque
Les modèles de facturation se présentent souvent comme des options de confort. Ce sont des répartitions du risque, et c’est ainsi qu’il faut les lire.
| Modèle | Qui porte le risque | Son effet pervers | Ce qu’il faut verrouiller |
|---|---|---|---|
| Au rendez-vous | Le prestataire | Il sélectionnera les cibles les plus faciles, pas les plus utiles pour vous | Les critères de qualification, mot à mot, et la clause de refus |
| Au forfait | Partagé | Rien ne garantit l’intensité réelle du travail fourni | Le volume de contacts travaillés et un compte rendu périodique |
| À la journée | Vous | Sans pilotage de votre part, la mission dérive | Un interlocuteur nommé chez vous, et son temps réellement disponible |
La fiche au rendez-vous, au forfait, à la journée compare les trois clause par clause, et signale les formulations à ne pas accepter.
Ce qui ne devrait pas figurer dans un devis
Quatre éléments apparaissent régulièrement et devraient déclencher une question, sinon un refus.
- Un nombre de rendez-vous promis sans critères écrits. La garantie ne vaut alors que ce que vaut la définition, c’est-à-dire rien.
- Un taux de transformation annoncé avant l’étude de votre cible. C’est une moyenne d’un autre marché, présentée comme une prévision du vôtre.
- Un fichier « offert ». Il vient de quelque part, et cette origine vous oblige : l’article 14 du RGPD impose d’informer les personnes en indiquant la source des données.
- Une absence de clause de sortie. Un prestataire confiant accepte d’écrire comment on arrête. C’est même le meilleur signal disponible avant de signer, et c’est encore plus vrai sur une mission longue : voir force de vente supplétive.
Comment comparer deux propositions
Deux devis ne se comparent presque jamais tels quels, parce qu’ils ne chiffrent pas le même travail. Trois gestes suffisent à les rendre comparables.
Écrire la cible une fois
Le même document part aux deux prestataires : la situation recherchée, la fonction visée, le volume estimé d’entreprises concernées.
Écrire les critères une fois
La définition du rendez-vous qualifié ne doit pas venir du prestataire. Sinon, chacun chiffre sa propre définition.
Demander le même livrable
Un compte rendu de même forme, à la même fréquence, avec les mêmes informations. C’est ce qui permet de comparer en cours de mission, pas seulement au départ.
Les critères eux-mêmes sont détaillés sur la page prise de rendez-vous qualifiés, et la définition de la cible sur la page fichier de prospection et ciblage.
Comment se passe la mise en relation
Vous décrivez votre cible
Ce que vous vendez, à qui, et ce que vos commerciaux font aujourd’hui. Deux champs suffisent pour commencer.
La demande est qualifiée
Des rendez-vous, une campagne multicanal, un renfort d’équipe ou un fichier à construire : ce ne sont pas les mêmes interlocuteurs.
Un seul professionnel vous répond
Il reprend ce que vous avez décrit et propose un périmètre écrit. Vos coordonnées ne partent pas vers une liste de prestataires.
Vous comparez avant de signer
Les critères de qualification, le modèle de facturation, à qui appartient le fichier à la fin : tout cela se lit avant le premier appel, pas après.
Ce que porte le premier échange
Le premier échange porte sur des éléments concrets. Les avoir sous la main fait gagner un aller-retour.
- Ce que doit être une entreprise pour vous intéresser, et combien il y en a.
- La fonction visée, et le nombre de filtres pour l’atteindre.
- L’état et l’origine de votre fichier actuel.
- Les canaux que vous voulez mobiliser, et ceux que vous excluez.
- La durée envisagée, et ce qui déclencherait un arrêt.
- Si l’exclusivité sur votre secteur vous importe.
Questions fréquentes
Combien coûte une prospection commerciale externalisée ?
Le paiement au rendez-vous est-il plus avantageux ?
Pourquoi les prestataires refusent-ils de donner un prix au téléphone ?
Faut-il payer la construction du fichier séparément ?
Une mission peut-elle être arrêtée en cours de route ?
Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes vérifiés en septembre 2026.
Votre devis, variable par variable
Décrivez votre cible, l’état de votre fichier et la durée envisagée. La demande part vers un seul professionnel de la prospection, qui vous répond par écrit.